Le directoire doit, en principe, être composé de cinq personnes physiques au plus qui peuvent ne pas être actionnaires de la société. Ils sont nommés par le conseil de surveillance qui désigne en leur sein un président chargé de représenter la société dans ses rapports avec les tiers.
Remarque : dans les SA disposant d’un capital social inférieur à 150 000 euros, le directoire peut ne comporter qu’une seule personne portant le nom de directeur général unique.
- Capacité
Pour être membre du directoire, la personne physique n’a pas à disposer de la capacité commerciale. En conséquence, peut faire partie du directoire :
- un mineur émancipé ;
- une personne de nationalité étrangère sans qu’il soit besoin d’obtenir une carte de commerçant étranger, excepté dans l’hypothèse où elle est désignée en tant que président du directoire ou directeur général unique.
- Incapacités et incompatibilités
Pour être membre du directoire, la personne ne doit pas avoir fait l’objet d’une incapacité de gérer ou d’administrer des sociétés. En d’autres termes, elle ne doit pas avoir été condamnée, notamment, pour crime ou à une peine d’emprisonnement d’au moins trois mois sans sursis pour escroquerie, abus de confiance, trafic d’influence, etc.
Par ailleurs, il existe des professions et des mandats dont l’exercice est incompatible avec les fonctions d’administrateur. Tel est le cas des fonctionnaires, des officiers ministériels, des avocats, des commissaires aux comptes, des experts-comptables, des notaires, etc.
- Durée des fonctions
Les statuts déterminent la durée du mandat du directoire dans les limites comprises entre deux et six ans. À défaut de disposition statutaire, la durée du mandat est de quatre ans.
Les membres du directoire sont rééligibles, sauf dispositions contraires dans les statuts.
- Limite d’âge
Les membres du directoire sont soumis à la limite légale de 65 ans à défaut d’une clause des statuts déterminant cette limite.
- Nomination
À la création de la société, les premiers membres du directoire sont nommés dans les statuts, puis, par le conseil de surveillance en cours de vie sociale.
Remarque : une personne physique ne peut pas exercer plus d'un mandat de membre du directoire.
- Publicité de la nomination
Toute nomination ou cessation des fonctions d’un membre du directoire doit faire l'objet :
- d'une annonce dans un journal d'annonces légales ;
- d’un dépôt au greffe du tribunal de commerce du lieu du siège social ;
- d'une inscription modificative au registre du commerce et des sociétés ;
- d'une insertion au bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC).
Au moment de la constitution de la société, les formalités de nomination des membres du directoire sont regroupées avec celles concernant la société.
Attention :
- à défaut d'accomplissement de ces formalités de publicité, la société ne peut pas se prévaloir à l’égard des tiers, des nominations intervenues ;
- pour l’exercice de certaines activités réglementées, le ou les membres du directoire devront répondre à des conditions de diplôme.
Le conseil de surveillance doit être composé de trois membres au moins et de dix-huit au plus. À l’instar des administrateurs de SA à conseil d’administration, ils doivent être propriétaires d’actions dont le nombre est défini statutairement.
Attention : le conseil de surveillance n’exerce aucune fonction de direction dans la gestion de la société anonyme, néanmoins, du fait de ses liens étroits avec le directoire, les conditions de nomination de ses membres sont insérées dans la fiche sur les dirigeants.
- Capacité
Pour être membre d’un conseil de surveillance de SA, la personne doit jouir de la pleine capacité juridique. En d’autres termes, peuvent en faire partie :
- les majeurs (18 ans révolus) ;
- les mineurs émancipés (16 ans et à certaines conditions) ;
- les personnes de nationalité étrangère sans qu’il soit besoin d’obtenir une carte de commerçant étranger ;
- les personnes morales sous réserve de nommer un représentant permanent.
- Incapacités et interdictions
Pour être membre du conseil de surveillance, la personne ne doit pas avoir fait l’objet d’une incapacité de gérer ou d’administrer des sociétés. En d’autres termes, elle ne doit pas avoir été condamnée, notamment, pour crime ou à une peine d’emprisonnement d’au moins trois mois sans sursis pour escroquerie, abus de confiance, trafic d’influence, etc.
Remarque : aucune incompatibilité particulière entre l’exercice de certaines activités professionnelles et la fonction de membre du conseil de surveillance n’est prévue. Cependant, quelques restrictions peuvent exister. Tel est le cas des avocats qui ne peuvent faire partie d’un conseil de surveillance que s’ils exercent leur profession depuis plus de sept ans.
La durée des fonctions des membres du conseil de surveillance est déterminée par les statuts, sans pouvoir excéder :
- six ans en cas de nomination par les assemblées générales ;
- trois ans en cas de nomination dans les statuts.
Ils sont, toutefois, rééligibles, sauf dispositions contraires dans les statuts.
- Limite d’âge
À défaut de disposition expresse dans les statuts, le nombre des membres du conseil de surveillance ayant atteint l’âge de soixante-dix ans ne peut pas être supérieur au tiers des membres du conseil en fonction.
- Nomination
Pour être nommée membre du conseil de surveillance, la personne doit être propriétaire d’un nombre d’actions déterminé par les statuts.
À la création de la société, les premiers membres du conseil de surveillance sont désignés dans les statuts. En revanche, si la société fait appel public à l’épargne, ils sont nommés, par un vote spécial, lors de l’assemblée constitutive.
En cours de vie sociale, la nomination des membres du conseil de surveillance s’effectue, dans tous les cas, par décision collective des actionnaires réunis en assemblée générale.
Remarque : une personne physique ne peut pas, en principe, être membre de plus de cinq conseils de surveillance.
- Publicité de la nomination
La nomination ou la cessation des fonctions des membres du conseil de surveillance doit faire l’objet :
- d'une parution dans un journal d'annonces légales ;
- d’un dépôt au greffe du tribunal de commerce du lieu du siège social ;
- d'une inscription modificative au registre du commerce et des sociétés ;
- d'une insertion au bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC).
Au moment de la constitution de la société les formalités de nomination des membres du conseil de surveillance sont regroupées avec celles concernant la société.