La liberté de la presse a été consacrée par la loi du 29 juillet 1881. Les entreprises de presse sont soumises à un statut spécifique qui veille à garantir leur transparence financière et leur transparence. C’est aujourd’hui la loi du 1er août 1986 qui définit leur régime juridique.
Les personnes physiques, morales ou groupement de droit éditant en tant que propriétaire ou locataire-gérant une publication de presse qui mettent à la disposition du public, un mode écrit de diffusion de la pensée, paraissant à intervalles réguliers sont considérées comme des entreprises de presse.
Sont ainsi visés : les journaux (quotidiens), les revues (hebdomadaires, bimensuels, mensuels, trimestriels) et d'une manière générale tout périodique à l’exclusion des livres.
La presse gratuite entre également dans cette catégorie, dès lors qu’elle comprend une partie rédactionnelle (par opposition aux journaux gratuits qui ne contiennent que des annonces).
La loi du 1er août 1986 n’exige pas de forme juridique particulière. Les entreprises de presse peuvent être immatriculées au registre du commerce et des sociétés, soit sous la forme d'une entreprise en nom propre (les créateurs auront alors la qualité de commerçant), soit sous la forme d’une société commerciale.
Pour vous aider dans le choix de votre statut, vous trouverez à votre disposition le parcours guidé "Créer votre entreprise".
L’activité d’entreprise de presse bénéficie de certains avantages principalement : des tarifs postaux préférentiels et l’application d’un taux réduit de TVA de 2,1 % sur les ventes de publication.
Ce régime est accordé sur avis de la commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP).
Sur certains points, le fonctionnement d'une société de presse déroge au droit commun afin d'assurer une parfaite transparence dans la propriété et l’exploitation des entreprises de presse.
Pour permettre de connaître et de contrôler l'identité des propriétaires du capital d'une société par actions, éditeur de presse, les actions doivent être nominatives. Les statuts de la société doivent également prévoir un agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance pour toute cession d'actions, y compris pour celles effectuées entre actionnaires.
Il est interdit à toute personne physique ou morale ou groupement de ces personnes de détenir plus de 30 % de la presse quotidienne d'information politique et générale. Cela vise toutes les opérations d'acquisition de titres sociaux, de contrôle de droit de vote ou de manière générale toutes opérations ayant pour objet le contrôle d'une entreprise de presse.
Remarques :
pour en savoir plus, vous pouvez contacter le Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse (CPPAP), 35 rue Saint Dominique, 75007 Paris. Téléphone : 01 42 75 76 00 - www.cppap.fr
Voir également les fiches : Publication d'un périodique et Publication d'un périodique destiné à la jeunesse.
