La loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008 contient des dispositions qui tendent à faciliter l'utilisation de surfaces habitables à usage commercial. Elles sont applicables depuis le 1er janvier 2009.
Attention : la possibilité d’exercer une activité commerciale dans un local d’habitation se distingue de la faculté de domicilier une entreprise ou une société (voir les fiches : Quelle domiciliation pour une entreprise individuelle ? et Quelle domiciliation pour une société commerciale ?).
La réglementation s’applique aux communes de plus de 200 000 habitants et à celles des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les dispositions peuvent être étendues à d’autres communes, sur tout ou partie de leur territoire, par arrêté préfectoral pris sur proposition du maire.
Sauf stipulation contractuelle contraire prévue dans le bail ou le règlement de copropriété, il est possible d’exercer une activité commerciale dans une partie d’un local d’habitation situé au rez-de-chaussée, à condition que l’activité considérée :
Le bail du local d’habitation n’est pas soumis aux dispositions du code de commerce relatives aux baux commerciaux et ne constitue pas un élément du fonds de commerce.
Sauf stipulation contractuelle contraire prévue dans le bail ou le règlement de copropriété, il est possible d’exercer une activité commerciale dans une partie d’un local à usage d’habitation, dès lors que l’activité considérée :
Sauf stipulation contractuelle contraire prévue dans le bail ou le règlement de copropriété, le maire peut autoriser l’exercice d’une activité commerciale dans une partie d’un local d’habitation à condition :
Le bail du local d’habitation n’est pas soumis aux dispositions du code de commerce relatives aux baux commerciaux et ne constitue pas un élément du fonds de commerce.
Si l’usage mixte n’est pas possible en raison de stipulation contractuelle contraire prévue dans le bail ou dans le règlement de copropriété, il est nécessaire de demander un changement d’usage.
Depuis le 1er janvier 2009, l’autorisation est délivrée par le maire de la commune dans laquelle est situé l’immeuble, après avis, à Paris, Marseille et Lyon, du maire d’arrondissement concerné. Sa délivrance peut être subordonnée à une compensation sous la forme de la transformation concomitante en habitation de locaux ayant un autre usage.
L’autorisation de changement d’usage est accordée à titre personnel. Elle cesse de produire effet lorsqu’il y est mis fin, à titre définitif, pour quelque raison que ce soit, à l’exercice professionnel du bénéficiaire. Toutefois, lorsque l’autorisation a été subordonnée à une compensation, le titre est attaché au local et non à la personne. Les locaux offerts en compensation sont mentionnés dans l’autorisation qui est publiée au fichier immobilier ou inscrite au livre foncier.
