Les développements de la présente fiche ne traitent que des dispositions législatives ; il est donc nécessaire de vérifier, par ailleurs, les clauses du contrat de bail, du règlement de copropriété et du cahier des charges.
Attention : la possibilité d’exercer une activité commerciale dans un local d’habitation se distingue de la faculté de domicilier une entreprise ou une société (voir les fiches : Quelle domiciliation pour une entreprise individuelle ? et Quelle domiciliation pour une société commerciale ?).
Remarque : la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 réforme les dispositions applicables en matière d'exercice d'une activité dans un local d'habitation. Toutefois, les nouvelles mesures ne seront applicables qu'à compter du 1er janvier 2009, et sous réserve des dispositions contenues dans la loi de finances pour 2009. Pour en savoir, vous êtes invités à consulter le Point sur... consacré à la loi de modernisation de l'économie.
Il est possible d’exercer une activité commerciale dans un local d’habitation, sauf dispositions législatives ou stipulations contractuelles contraires (bail d’habitation, règlement de copropriété, cahier des charges).
Remarque :constituent des locaux destinés à l’habitation toutes catégories de logements et leurs annexes, y compris les logements-foyers, logements de gardien, chambres de service, logements de fonction, logements inclus dans un bail commercial, locaux meublés donnés en location dans les conditions de l’article L. 632-1 du Code de la construction et de l’habitation.
Ne sont évoquées ci-dessous que les règles d’urbanisme. Cependant, d’autres textes peuvent trouver à s’appliquer.Ainsi, si le chef d’entreprise ou le dirigeant exerce une activité nécessitant l’utilisation de produits dangereux, de machines bruyantes, s’il emploie du personnel ou reçoit de la clientèle, il doit s’assurer qu’il satisfait à toutes les réglementations applicables (notamment règles d’hygiène et de sécurité) avant de s’installer.
Attention : en matière commerciale, il n’est pas possible d’avoir un local « mixte », c’est-à-dire dont la surface serait déclarée à la fois à usage d’habitation et à usage commercial. En cas de demande de changement d’affectation, c’est l’ensemble de la surface du local qui sera considérée comme étant affectée à un usage commercial.
La transformation de locaux à usage d’habitation en locaux d’un autre usage est soumise à autorisation préalable :
L’autorisation préalable au changement d’usage est délivrée par le préfet du département dans lequel est situé l’immeuble, après avis du maire et, à Paris, Marseille et Lyon, après avis du maire d’arrondissement.
Elle peut être subordonnée à une compensation sous la forme de la transformation concomitante en habitation de locaux ayant un autre usage.
L’autorisation de changement d’usage est accordée à titre personnel. Elle cesse de produire ses effets lorsqu’il est mis fin, à titre définitif, pour quelque raison que ce soit, à l’exercice professionnel du bénéficiaire.
Remarque : lorsque l’autorisation est subordonnée à une compensation, le titre est attaché au local et non à la personne. Les locaux offerts en compensation sont mentionnés dans l’autorisation qui est publiée au fichier immobilier ou inscrite au livre foncier.
Aux termes de l’article L. 631-7-3 du Code de la construction et de l’habitation, une activité professionnelle, qu’elle soit artisanale, commerciale ou libérale, peut être librement exercée dans une partie du local d’habitation aux conditions cumulatives suivantes :
