Ce dispositif est décrit à l’article 44 sexies du CGI.
A. Bénéficiaires de la mesure
Il s’agit des entreprises nouvelles implantées dans :
Les entreprises exerçant notamment une activité bancaire, financière, d’assurance, de gestion ou de location d'immeubles sont hors champ d’application.
La mesure bénéficie à toutes structures, qu’elles relèvent de l’impôt sur le revenu (BIC, BNC) ou de l’impôt sur les sociétés. Toutefois, les entreprises exerçant une activité non commerciale doivent nécessairement être constituées sous forme de société soumise à l’IS (SARL, SA, SAS, par exemple).
Attention : ces conditions doivent être respectées tout au long de la période pendant laquelle l’entreprise bénéficie de l’exonération ou de l’allègement d’impôt. Si une ou plusieurs de ces conditions n’étaient plus remplies, l’entreprise perdrait le bénéfice du dispositif pour l’avenir, sans que les avantages obtenus antérieurement puissent, toutefois, être remis en cause.
C. Nature de l’aide
Les entreprises visées sont exonérées pendant cinq ans d’impôt sur les bénéfices (IS ou IR) et d’imposition forfaitaire annuelle (IFA) selon les proportions suivantes :
Remarque : le plafond de 200 000 € correspond à un montant d'impôt et non à une base d'impôt.
A. Bénéficiaires de la mesure
Il s’agit, quelque soit leur régime d'imposition, des entreprises individuelles et des sociétés implantées dans une ZFU, c’est-à-dire qu'elles y occupent un local professionnel et y disposent de moyens d’exploitation permettant l’exercice de leur activité.
L’exonération d’impôt est réservée aux petites entreprises (PME), c’est-à-dire celles qui, cumulativement :
Toute implantation jusqu’au 31 décembre 2011 dans une quelconque des ZFU (toutes générations confondues) est éligible à l’exonération d’impôt.
B. Conditions
Les entreprises doivent exercer une activité industrielle, commerciale ou artisanale. Sont également admises les activités professionnelles non commerciales ainsi que les locations d’immeubles à usage professionnel munis de l’équipement nécessaire.
Certaines activités sont expressément exclues du dispositif : promotion immobilière, location d'immeubles à usage d'habitation, activités civiles, profits non commerciaux provenant d’activités n’ayant pas un caractère professionnel.
Les entreprises doivent également avoir un caractère réellement nouveau. Par conséquent, le dispositif ne s’applique pas aux contribuables qui créent une activité dans le cadre d’une concentration ou d’une restructuration d’activités préexistantes exercées dans les ZFU.
Le régime d’exonération peut en revanche s’appliquer dans le cas d’un transfert d’activité précédemment exercée hors ZFU, sauf dans les cas prévus au dernier alinéa de l’article 44 octies, I du CGI (transfert d’activité exercée par un contribuable ayant déjà bénéficié de l’exonération en ZRU au titre de l’article 44 sexies du CGI, par exemple).
Remarque : les contribuables qui reprennent jusqu'au 31 décembre 2011 une activité en ZFU peuvent bénéficier de l'exonération lorsque l'activité reprise a été placée sous le régime des ZFU, quelque soit la forme de la reprise (transformation, apport en société, fusion, apport partiel d'actif, par exemple). Le repreneneur est alors exonéré pour la durée du dispositif restant à courir.
C. Nature de l’aide
Le nouveau dispositif décrit à l’article 44 octies A du CGI s’applique dans les ZFU de première, deuxième et troisième génération, mais uniquement pour les activités qui y sont créées à compter du 1er janvier 2006.
Lorsque le terme de la période d'exonération ne coïncide pas avec la clôture de l'exercice d'imposition, la règle du prorata temporis s'applique. Le bénéfice exonéré est limité à 100 000 euros par période de 12 mois (cf. les aides "de minimis").
Pour les entreprises déjà implantées au 1er janvier 2006 dans les ZFU de troisième génération ou au 1er janvier dans les ZFU de deuxième génération, la loi impose le respect de la mesure d'encadrement temporaire des aides d'Etat pour 2009 et 2010. L'entreprise qui bénéficie pendant cette même période à la fois d'allègements fiscaux soumis à l'encadrement des aides de minimis et d'aides soumises à l'encadrement communautaire doit respecter un double plafond :
- 500 000 € au titre des aides exceptionnelles d'Etat en 2009 et 2010 ;
- 200 000 € sur 36 mois (ou trois exercices fiscaux) au titre des aides de minimis, sur la période 2008-2010.
