Les entreprises ou les comités dentreprise qui le souhaitent peuvent verser aux salariés une aide financière afin de leur permettre de financer le recours aux services à la personne (article D.7233-7 du Code du travail).
Les bénéficiaires de l’aide financière sont :
L’aide peut être versée, par l’employeur ou le comité d’entreprise :
Cette aide vise à financer :
L’aide peut être gérée par le comité d’entreprise, par l’entreprise elle-même ou conjointement. Dans le cas d’une gestion conjointe ou par le comité d’entreprise, celui-ci doit être consulté préalablement.
Le montant accordé par l’entreprise n’est pas limité. Toutefois, au delà de 1 830 euros par an et par salarié, cette somme sera considérée comme un élément de rémunération soumis à cotisations sociales.
Les entreprises, imposées d’après leur bénéfice réel, peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt égal à 25 % de la somme, plafonnée à 500 000 € par an :
Ne sont pas concernées les dépenses du comité d’entreprise relatives au financement du CESU.
Dans la limite de 1 830 euros par bénéficiaire et par an, l’aide versée par l’entreprise au salarié ou, le cas échéant, au chef d’entreprise ne constitue pas une rémunération, elle n’est donc pas soumise à cotisations sociales.
L’entreprise ou le comité d’entreprise est chargé d’établir, chaque année, un état récapitulatif et individuel des aides versées aux salariés et le cas échéant au chef d’entreprise. De plus, le comité d’entreprise qui verse l’aide financière, transmet au dirigeant de l’entreprise, dans les dix premiers jours du mois de janvier de l’année suivant l’année d’attribution de l’aide, l’identité des bénéficiaires et le montant versé à ce titre (article D.7233-10 du Code du travail).
L’entreprise ou le comité d’entreprise communique aux bénéficiaires avant le 1er février une attestation reprenant le montant total de l’aide versée et précisant son caractère non imposable.
L’entreprise devra, quant à elle, préciser, dans la déclaration annuelle des salaires (DADS), pour chaque bénéficiaire le montant de l’aide financière accordée. Cette déclaration est à remettre dans le courant du mois de janvier de chaque année à la direction des services fiscaux dont l’entreprise dépend (article D. 7233-11 du Code du travail).
