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Droit social 
Obligations de l'employeur et sécurité dans l'entreprise
La gestion des accidents de trajet
Date de mise à jour : 05/05/2008
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Le salarié, pendant le trajet d’aller et retour à son lieu de travail ou de restauration, peut être victime d’un accident corporel. Sous conditions, cet accident sera déclaré et indemnisé par la Sécurité sociale dans les mêmes conditions que l’accident du travail (voir la fiche La gestion des accidents du travail).

I. DÉFINITION

Est un accident de trajet le dommage survenu : 

- pendant le trajet normal d’aller et retour de la résidence habituelle (principale ou secondaire qui présente un caractère de stabilité) du salarié à son lieu de travail ;
- pendant le trajet normal du lieu de travail au lieu de restauration (cantine, restaurant d’entreprise ou un lieu de restauration extérieur). 

Le parcours ne doit être ni interrompu, ni détourné. 

Attention : le parcours normal n’est pas forcément le plus direct. Il s’agit du parcours emprunté pendant les horaires habituels du salarié et selon les nécessités de l’emploi.
 
A. La résidence

La résidence du salarié doit présenter un caractère de stabilité familiale, peu importe que cette résidence soit principale ou secondaire. L’accident de trajet est reconnu par la Sécurité sociale dès lors que le travailleur a quitté effectivement son domicile.

B. Le lieu de travail

Le lieu de travail est entendu largement (bureau, atelier, chantier par exemple), de même que le lieu où le salarié prend habituellement ses repas (restaurant, cantine). L’accident de trajet est admis dès lors que le salarié quitte la sphère d’autorité de son employeur ; à défaut on évoquera un accident du travail si les conditions sont remplies.

C. Détournement ou interruption du trajet

Le salarié ne doit pas avoir interrompu ou modifié son trajet pour des convenances personnelles, étrangères aux nécessités de son emploi et aux nécessités de la vie courante. Sont ainsi exclus des cas d’accident de trajet : une promenade après le travail ou un rendez-vous chez le coiffeur.
En revanche, si le détour ou l’interruption du trajet est motivé par les nécessités de la vie courante, l’itinéraire demeure protégé (achats alimentaires, soins médicaux).

II. INDEMNISATION DE L'ACCIDENT

La déclaration de l’accident de trajet se fait selon les mêmes modalités que la déclaration d’accident du travail. 

La Sécurité sociale indemnise ainsi l’accident de travail et l’accident de trajet dans les mêmes conditions. 

Ainsi, dans les vingt-quatre heures, la victime doit informer son employeur de l’accident et lui préciser le lieu, les circonstances et, le cas échéant, l’identité du ou des témoins. L’employeur délivre alors une feuille d’accident du travail au salarié (imprimé S 6201) afin que ce dernier bénéficie de la gratuité des soins dans la limite des tarifs conventionnels. Le salarié doit faire établir par un médecin un certificat médical (imprimé S 3110). L’employeur a quarante-huit heures, hors dimanches et jours fériés, pour déclarer l’accident par lettre recommandée avec accusé de réception à la caisse d’assurance maladie (imprimé S 6200). En cas d'arrêt de travail, il doit aussi joindre une attestation de salaire (imprimé S 6202). Ces imprimés sont téléchargeables sur le site http://www.ameli.fr ou sur le site www.net-entreprises.fr (pour les abonnés à ce service). 

Remarque :
L’employeur peut formuler des réserves quant au caractère professionnel de l’accident. Pour toute information complémentaire, contacter la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) et consulter le site :
www.risquesprofessionnels.ameli.fr

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