Chambre de commerce et d'industrie de Paris
Accueil Les sites de la CCIP la boutique Les marchés publics Les lettres d'informations
Baux commerciaux 
Loyers et charges
La répartition des charges
Date de mise à jour : 01/05/2007
Agrandir le texte Agrandir
Diminuer le texte Diminuer

Le Code de commerce ne contient pas de disposition relative à la répartition des charges entre le preneur et le bailleur. Le plus souvent, c’est le contrat de bail qui détermine ce que le locataire doit payer ou rembourser. En l’absence de clause dans le bail commercial, il convient de se référer aux principes de droit commun exposés ci-après.

Attention : la présente fiche n’a pas pour objet de déterminer la répartition des dépenses liées aux réparations et travaux (à ce sujet, voir la fiche À qui revient la charge des grosses réparations ? ).
I. CHARGES SUPPORTÉES PAR LE LOCATAIRE

En règle générale, en l’absence de clause dans le bail, sont à la charge du locataire :
- les taxes dites locatives, c’est-à-dire celles de voirie, d’enlèvement des ordures ménagères, d’assainissement, d’égout et de police ;
- les dépenses de consommation, c’est-à-dire eau, gaz, électricité ;
- les taxes afférentes à son activité ;
- les charges nécessaires à l’exploitation de son commerce ;
- les honoraires de rédaction d’acte et les droits d’enregistrement ;
- si le local est situé dans une copropriété : la quote-part des charges relatives aux éléments d’équipements utilisés et aux services communs.

II. CHARGES SUPPORTÉES PAR LE PROPRIETAIRE

En règle générale, en l’absence de clause dans le bail, sont à la charge du propriétaire :
- l’impôt foncier ;
- l’assurance de l’immeuble ;
- les frais de gestion et les honoraires du syndic ;
- la taxe annuelle sur les bureaux en Ile-de-France ;
- si le local est situé dans une copropriété : les charges de conservation et d’administration des parties communes proportionnellement aux tantièmes de copropriété attachés au lot.

III. FACTURATION DES CHARGES
A. Mode de facturation

Les charges doivent normalement être facturées au coût réel. Cependant, il est admis qu’elles puissent être évaluées forfaitairement à un certain pourcentage du loyer principal (généralement 10 ou 15 %). Toutefois, il faut savoir que le montant forfaitaire ne pourra être actualisé que lors du renouvellement du bail. Cette technique risque donc de défavoriser l’une ou l’autre des parties en cours de bail.

B. Justification du montant réclamé

Sauf clause particulière du bail, le propriétaire doit produire soit les relevés trimestriels de charges, soit les justificatifs des paiements effectués.
Si les sommes réclamées au titre des charges ne peuvent pas être justifiées, elles peuvent – en fonction de leur montant – être assimilables à un supplément déguisé de loyer.

Inforeg, au service des entreprises

Inforeg en RSS