Le régime micro-social permet à l'entrepreneur de s'acquitter forfaitairement de ses cotisations sociales sur la base d'un pourcentage de son chiffre d'affaires.
Seuls peuvent bénéficier de ce régime les entrepreneurs individuels soumis au régime fiscal de la micro-entreprise exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale ou libérale relevant au titre de l'assurance vieillesse du RSI ou de la Cipav. Loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008.
Les cotisations prises en compte dans le calcul sont :
Remarque : En cas de déclaration d’un montant de chiffres d’affaires ou de recettes nul pendant une période de 36 mois civils ou 12 trimestres civils consécutifs, le travailleur indépendant perd le bénéfice du régime micro-social simplifié (art. L.133-6-8-1 du code de la Sécurité sociale modifié par l'art.71 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010 du 24 novembre 2009).
L'entrepreneur est dispensé du versement de la contribution à la formation professionnelle tout en bénéficiant du droit à la formation professionnelle continue (article 42 de la loi du 24 novembre 2009 relative à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie).
Dans le cadre du régime micro-social simplifiée, le montant des cotisations se calcule par l’application d’un pourcentage au chiffre d’affaires réalisé. Ce pourcentage est de :
Les cotisations sociales au titre du régime micro-social ne sont pas provisionnées, elles ne font donc l’objet d’aucune régularisation ultérieure contrairement au régime de droit commun. Dès lors, le paiement des cotisations devient libératoire pour l’entrepreneur.
Dans le cadre du régime micro-social, l’entrepreneur doit opter pour un régime déclaratif mensuel ou trimestriel. Il effectue cette option au moment de la déclaration d’activité auprès du Centre de formalités des entreprises (CFE) ou, au plus tard, le dernier jour du troisième mois suivant sa création d’entreprise.
Pour les entrepreneurs existants, l'option s'effectue au plus tard le 31 décembre pour une application du dispositif l'année qui suit.
