Les particuliers qui ont recours à des services visés à l’article D.7231-1 du Code du travail, fournis par une association ou une entreprise, ou pour l’emploi d’un salarié à domicile, bénéficient d’une aide fiscale (article 199 sexdecies du Code général des impôts - CGI) ainsi que d’un allègement des cotisations et contributions sociales.
L’aide fiscale concerne les personnes domiciliées en France, et qui, dans l’année, ont supporté des dépenses au titre notamment :
L’emploi doit être exercé à la résidence du contribuable ou d’un de ses ascendants remplissant les conditions prévues à l’article L. 232-2 du Code de l’action sociale et des familles.
Remarques : aux termes de l’article 4 B, 1 du CGI, sont considérées comme ayant leur domicile fiscal en France qu’elles soient de nationalité française ou étrangère :
- les personnes qui ont en France leur foyer ou le lieu de leur séjour principal ;
- celles qui exercent en France une activité professionnelle, salariée ou non, à moins qu’elles ne justifient que cette activité y est exercée à titre accessoire ;
- celles qui ont en France le centre de leurs intérêts économiques.
Le crédit d’impôt s’impute après la réduction d’impôt sur le montant de l’impôt sur le revenu. À la différence de la réduction d’impôt, le crédit d’impôt, s’il excède l’impôt dû, est restitué.
L’aide prend la forme d’un crédit d’impôt lorsque les dépenses ont été acquittées par :
Ces bénéficiaires doivent tous deux exercer une activité professionnelle ou être inscrits comme demandeurs d’emploi depuis au moins trois mois pendant l’année de paiement des dépenses.
L’aide fiscale prend la forme d’une réduction d’impôt :
Elle est calculée au taux de 50 % sur la totalité des dépenses supportées par le particulier (salaire net versé, cotisations sociales salariales et patronales, frais de gestion facturés par l’organisme le cas échéant).
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Régime applicable |
Plafond maximal des dépenses |
Aide fiscale de 50 % par an et par foyer fiscal |
| Régime général |
12 000 euros |
6 000 euros |
| Augmentation du plafond de base de 1500 euros par enfant à charge ou par personne membre du foyer fiscal âgée de plus de 65 ans |
15 000 euros |
7 500 euros |
| Contribuables invalides ou ayant une personne invalide à leur charge |
20 000 euros |
10 000 euros |
Nouveauté pour l'imposition des revenus de 2009 :
Le plafond des dépenses supportées par le particulier qui emploie pour la première fois à titre direct un salarié à domicile est majoré de 3 000 euros.
Ainsi le plafond maximal des dépenses ouvrant droit à l'avantage fiscal est porté de 12 000 à 15 000 euros lorsque les deux conditions citées ci-dessous sont remplies à savoir :
La nouvelle limite de 15 000 euros bénéficie également de la majoration de 1 500 euros par enfant à charge, par personne membre du foyer fiscal âgée de plus de 65 ans. A ce titre, le plafond majoré sera de 18 000 euros.
A noter : que Le plafond de 12 000 euros est maintenu lorsque le particulier fait appel à une association, une entreprise ou un organisme agréé.
Exemple : Madame Lucie fait appel, pour la première fois en 2009, aux services d’un employé de maison pour divers travaux ménagers dont les dépenses se sont élevées à 16 000 euros. Elle peut bénéficier d’une aide fiscale de 7 500 euros (nouveau plafond de 15 000 euros x 50 %).
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Activités |
Plafond maximal des dépenses |
Aide fiscale de 50 % par an et par foyer fiscal |
| Prestations de petit bricolage dites « hommes toutes mains » n’ouvrent droit à l’aide fiscale que si la prestation unitaire ne dépasse pas deux heures ; néanmoins si la prestation est supérieure à deux heures, l’avantage fiscal ne s’appliquera que sur les deux premières heures (voir exemple ci-dessous). |
500 euros |
250 euros |
| Assistance informatique et internet à domicile |
1 000 euros |
500 euros |
| Petits travaux de jardinage |
3 000 euros |
1 500 euros |
Exemple : Madame Lucie fait appel aux services « d’un homme toutes mains » pour diverses tâches occasionnelles. La prestation est envisagée pour une durée de cinq heures. Elle ne bénéficiera de l’avantage fiscal que sur les deux premières heures de cette prestation.
Afin que le particulier puisse bénéficier des avantages fiscaux précités, les prestataires agréés et les contribuables doivent remplir certaines obligations.
Lorsqu’elles assurent la fourniture des prestations de services aux personnes physiques, les entreprises agréées doivent faire apparaître sur la facture certaines mentions :
L’organisme agrée doit fournir avant le 31 janvier de l’année N+1 à chacun de ses clients une attestation fiscale annuelle.
Cette attestation comporte les mentions suivantes :
Pour bénéficier de l’aide fiscale, le particulier doit inscrire sur sa déclaration de revenus les sommes dépensées et joindre l’attestation fiscale annuelle établie par l’Urssaf, s’il s’agit d’un emploi direct, ou par le prestataire agréé, dans les autres cas.
Le particulier doit conserver à fin de contrôle, les factures remises par le prestataire de services.
Lorsque le particulier souhaite bénéficier de la réduction d’impôt pour les dépenses qu’il a engagées au domicile de l’ascendant, il doit joindre à sa déclaration d’impôt sur le revenu :
Pour le calcul des cotisations sociales, le particulier employeur dispose d’une option de déclaration :
- salaire réel :
les cotisations sociales sont calculées sur la valeur réelle des rémunérations. Cette option permet au salarié de bénéficier d’une couverture sociale plus importante et l’employeur bénéficie d’une réduction de cotisations patronales de 15 points.
les cotisations sont calculées sur la base du Smic horaire multiplié par le nombre d’heures de travail, quelle que soit la rémunération du salarié. Cette option est moins avantageuse pour le salarié car sa couverture sociale est réduite.
Remarque : à défaut d’option par l’employeur, le calcul des cotisations sociales se fera sur le salaire réel.
