Une plus ou moins-value professionnelle est la conséquence de la sortie d'une immobilisation inscrite à l'actif d'une entreprise (par exemple, le fonds de commerce). Il y a plus-value dès lors que cette sortie est effectuée aussi bien à titre onéreux (cession) qu'à titre gratuit (donation, partage, transfert dans le patrimoine privé).
La nature de la plus-value dépend de la durée de détention du bien. Cette dernière se détermine à partir de la date à laquelle le bien est entré définitivement dans l’actif de l’entreprise.
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NATURE DU BIEN CÉDÉ |
DURÉE DE DÉTENTION |
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Moins de 2 ans |
2 ans et plus |
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| Bien amortissable |
Court terme |
Court terme à hauteur de l'amortissement pratiqué ; Long terme au-delà |
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| Bien non amortissable |
Court terme |
Long terme |
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NATURE DU BIEN CÉDÉ |
DURÉE DE DÉTENTION |
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Moins de 2 ans |
2 ans et plus |
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| Bien amortissable |
Court terme |
Court terme |
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| Bien non amortissable |
Court terme |
Long terme |
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En principe, les plus-values (ou les moins-values) sont ici considérées comme étant à court terme quelle que soit la nature du bien et sa durée de détention.
Cependant, certains biens peuvent bénéficier du régime des plus-values à long terme :
- les produits de cession des parts ou actions revêtant le caractère de titres de participation, et ceux de certains titres de fonds communs de placement à risques et sociétés de capital-risque ;
- le résultat net des concessions de licences d’exploitation de brevets, d’inventions brevetables ou de procédés de fabrication ;
- certains dividendes reçus des sociétés de capital-risque.
La plus-value, ou la moins-value, est égale à la différence entre le prix de vente du bien et sa valeur comptable nette.
Il correspond à la somme effectivement versée au vendeur. Aussi, les frais et charges afférents à l’opération viennent en déduction du prix. Il en est ainsi, par exemple, des frais de courtage et des commissions versées à un intermédiaire qui a prêté son concours pour la réalisation de la vente.
Dans le cas d’une cession à titre gratuit, ou d’un événement entraînant les conséquences d’une cessation d’activité (changement de régime fiscal par exemple), c’est la valeur vénale du bien à la date de la cession qu’il convient de retenir pour calculer la plus-value.
Par valeur comptable nette du bien, il faut entendre :
- soit la valeur d’origine diminuée des amortissements pratiqués si le bien dont il s’agit est amortissable ;
- soit la valeur d’origine inscrite à l’actif du bilan de l’entreprise si le bien n’est pas amortissable.
Le 1er mars 2007 un entrepreneur individuel relevant de l’impôt sur le revenu cède pour 50 000 euros, son droit au bail acquis 10 000 euros le 1er juin 1996. Des honoraires d’un montant de 5 000 euros ont été versés à une agence immobilière.
Le droit au bail étant un bien non amortissable inscrit à l’actif de l’entreprise depuis plus de deux ans, l’opération génère une plus-value à long terme égale à : (50 000 – 5 000) - 10 000 = 35 000 euros.
Le 31 décembre 2006, un entrepreneur individuel vend 13 000 euros une voiture particulière inscrite à l’actif de son exploitation. Ce bien a été acquis 10 000 euros le 1er janvier 2003 et a été amorti à hauteur de 2 000 euros.
La cession de ce bien engendre une plus-value égale à : 13 000 – (10 000 – 2000) = 5 000 euros. Or, s’agissant d’un bien amortissable détenu depuis plus de deux ans, la distinction suivante est à opérer :
- la plus-value est à court terme jusqu’à hauteur de l’amortissement pratiqué soit 2 000 euros.
- la plus-value est à long terme au-delà dudit amortissement soit 3 000 euros (5 000 – 2 000).
