La vente du fonds de commerce est souvent précédée de la signature d'une promesse ou d'un compromis de vente qui formalise l'accord des parties sur le prix de vente et sur les conditions essentielles de la cession. En cas de non respect des engagements arrêtés, la sanction est différente selon que la promesse est synallagmatique (les deux parties sont engagées) ou unilatérale (une seule des deux parties est engagée soit à acheter, soit à vendre).
Il s'agit d'un contrat qui comporte un engagement réciproque de la part de chacune des deux parties, l'une promettant de vendre son fonds de commerce et l'autre de l'acheter (en payant le prix convenu).
La promesse synallagmatique vaut vente dans la mesure où elle constate un accord ferme des parties sur le prix et les conditions essentielles de la cession du fonds de commerce. Par conséquent, les parties sont liées par leurs engagements et elles ne peuvent plus se rétracter. Si nécessaire, le juge peut contraindre l'une ou l'autre d'entre elles à exécuter ses obligations.
Les promesses (ou compromis) synallagmatiques sont le plus souvent des ventes signées sous condition suspensive (que l'acheteur obtienne un prêt permettant de financer tout ou partie du prix de vente, par exemple). Dans cette hypothèse, l'exécution du contrat est suspendue jusqu'à la réalisation de la condition.
Dès lors :
La promesse peut comporter :
La promesse unilatérale est une convention par laquelle une seule des parties s'engage soit à vendre le fonds de commerce (promesse unilatérale de vente), soit à acheter le fonds de commerce (promesse unilatérale d'achat).
L'autre partie se contente d'accepter la promesse ; elle ne souscrit aucun engagement mais a la possibilité de lever ou non l'option d'achat ou de vente.
La convention doit clairement indiquer dans quelles conditions le bénéficiaire de la promesse pourra ou non lever l'option, et plus particulièrement :
La promesse unilatérale de vente d'un fonds de commerce doit, à peine de nullité, être constatée par écrit (par un acte authentique ou un acte sous seing privé) et enregistrée auprès de l'administration fiscale dans un délai de 10 jours à compter de la date de son acceptation par le bénéficiaire.
La promesse unilatérale d'achat d'un fonds de commerce doit contenir les mentions obligatoires prévues pour le contrat de vente (pour en savoir plus, voir la fiche Quel est le contenu du contrat de vente de fonds de commerce?). En revanche, elle n'a pas à être enregistrée auprès de l'administration fiscale.
Si la partie qui s'est engagée se rétracte pendant le délai d'option, le bénéficiaire a uniquement droit à des dommages et intérêts (article 1142 du Code civil).
Il ne peut pas obtenir une condamnation du promettant à exécuter ses engagements sauf si les parties en sont convenues autrement dans la promesse (Cour de cassation, 3ème Chambre civile, 27 mars 2008, pourvoi n° 07-11721).
