Chambre de commerce et d'industrie de Paris
Accueil Les sites de la CCIP la boutique Les marchés publics Les lettres d'informations
Société Anonyme (SA) 
SA à Directoire et Conseil de surveillance
Quel statut fiscal pour la SA à directoire ?
Date de mise à jour : 01/06/2006
Agrandir le texte Agrandir
Diminuer le texte Diminuer
I. STATUT FISCAL DE LA SOCIÉTÉ

Il faut distinguer la création de la société anonyme (SA) à directoire de son fonctionnement.

A. Imposition au moment de la création

L’acte qui constate la formation définitive de la société (les statuts) doit être enregistré au service des impôts – et les droits correspondants payés – dans le délai d’un mois à compter de leur date. 

Ces droits sont calculés sur les apports effectués par les associés au capital de la société. Les apports sont purs et simples ou à titre onéreux. 

On distingue également selon le régime fiscal des personnes réalisant l’apport et celui des sociétés à qui l’apport est fait. 

Les différents cas de figure sont exposés ci-après : 

Types de sociétés
Apports purs et simples
Apports à titre onéreux
 
Immeubles, fonds de commerce, clientèle, droit au bail …
 
Autres biens (exemple : droits, sociaux, matériel, espèces…)
Immeubles, droits immobiliers
Fonds de commerce, clientèle, droit au bail …
Apport de tout type de société à une société soumise à l’IR
exonération 
exonération
5 %
5 % à partir d’une valeur de 23 000 €
(minimum de perception : 25 €)
Apport d’une société IS à une société IS
exonération
exonération
5 %
5 % à partir d’une valeur de 23 000 €
(minimum de perception : 25 €)
Apport d’une personne physique ou d’une société IR à une société IS
Droits dus :
5 % à partir d’une valeur de 23 000 € pour les fonds de commerce et biens assimilés mais Exonération si l’apporteur s’engage à conserver pendant 3 ans les titres reçus en contrepartie de l’apport à la constitution de la société
 
exonération
5 %

5 % à partir d’une valeur de 23 000 €
(minimum de perception : 25 €)

 

B. Imposition au cours du fonctionnement de la société
1. Imposition des bénéfices

La SA à directoire est soumise à l'impôt sur les sociétés. On distingue :

  • le taux d’impôt de 33,33 % sur les bénéfices ;
  • le taux d’impôt de 15 % qui s’applique aux sociétés contrôlées à 75 % par des personnes physiques dont le capital est entièrement libéré et dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 euros. Le taux réduit s’applique sur une fraction du bénéfice imposable limitée à 38 120 euros par période de douze mois ;
  • l’impôt forfaitaire annuel (IFA) dont le montant varie en fonction du chiffre d’affaires annuel. Les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel hors taxes est inférieur à 400 000 euros sont exonérées d’IFA.
Remarque : il existe aussi une contribution sociale sur les bénéfices (CSB) à la charge des entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 7 630 000 euros. Le taux de la CSB est fixé à 3,3 % de l’IS de référence diminué d’un abattement de 763 000 euros par période de douze mois.
2. TVA

La SA, puisqu’elle réalise des opérations économiques à titre onéreux, est un assujetti et, à ce titre, est redevable de la TVA. 

Les règles applicables en matière de déclaration et de paiement de cette taxe diffèrent selon la forme de l’entreprise et son chiffre d’affaires prévisionnel (cas de la création d’entreprise) ou effectif. 

Pour les entreprises en création, le régime d’imposition et les conditions de versement de la TVA sont à préciser directement sur un document intitulé « Déclaration fiscale » - annexe au formulaire M0 délivré par le centre de formalités des entreprises (CFE) et disponible sur le site : http://www.lesformulaires.cerfa.gouv.fr (rubrique : « formulaires pour professionnels »). 

En général, le régime de TVA suit le régime d’imposition des bénéfices.
Néanmoins, il est possible de dissocier le régime d’imposition des bénéfices du régime d’imposition de TVA. 

Exemple : une société dont les bénéfices sont soumis au régime simplifié d’imposition peut opter pour la franchise en base en matière de TVA. 

De plein droit ou sur option, il existe trois régimes déclaratifs en matière de TVA . Pour en savoir plus, voir notre fiche Quel régime de TVA pour votre entreprise ? .

3. La taxe professionnelle

Comme toute personne physique ou morale qui exerce en France, à titre habituel, une activité professionnelle non salariée, la SA est redevable de la taxe professionnelle.

Les entreprises nouvelles échappent à la taxe l’année civile de leur création. 

Pour en savoir plus, voir les fiches : 

II. IMPOSITION DES MEMBRES DU DIRECTOIRE ET DU CONSEIL DE SURVEILLANCE
A. Imposition des membres du directoire


Les rétributions spéciales et les indemnités de fonction qu’ils perçoivent pour la rémunération de leurs fonctions entrent, en principe, dans la catégorie des traitements et salaires. Ces sommes sont assujetties entre les mains des bénéficiaires à l’impôt sur le revenu avec les avantages prévus pour les salariés.

B. Imposition des membres du conseil de surveillance

L’assemblée générale peut allouer aux membres du conseil de surveillance, en rémunération de leur activité, une somme fixe annuelle, appelée « jetons de présence ». 

Les jetons de présence ordinaires sont imposables, chez les membres du conseil de surveillance dans la catégorie des revenus mobiliers (RCM). 

Les jetons de présence spéciaux alloués aux membres du conseil de surveillance au titre de leurs fonctions salariées sont imposables dans la catégorie des traitements et salaires.

Attention : les rémunérations particulières allouées à certains membres du conseil de surveillance pour des fonctions spéciales à caractère non commercial, des missions ou des mandats, sont imposables dans la catégorie des bénéfices non commerciaux ou dans celle des traitements et salaires, suivant les conditions d’exercice de l’activité en question.
III. IMPOSITION DES ACTIONNAIRES

La SA étant soumise à l'IS, si les actionnaires ont décidé en assemblée de procéder à une distribution de dividendes, la part revenant à chacun est imposable à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des RCM. 

Chaque actionnaire personne physique bénéficie d’un abattement de 40 %, puis d'un abattement annuel de 1 525 euros ou 3 050 euros (en fonction de la situation du contribuable) et enfin d’un crédit d’impôt plafonné lui permettant d’alléger son imposition (voir la fiche Impôt dû lors de la distribution de bénéfices).

Inforeg, au service des entreprises

Inforeg en RSS