Le capital minimum d’une société anonyme est de :
Ce capital doit être intégralement souscrit lors de la constitution de la société.
Les actions représentant des apports en numéraire doivent être libérées d’au moins la moitié de leur valeur nominale au jour de la constitution de la société, sous réserve de verser le surplus dans un délai de cinq ans à compter de l’immatriculation de la SA.
En cas d’apports en nature, un commissaire aux apports chargé d’évaluer le ou les biens apportés doit être désigné par le président du tribunal de commerce, statuant sur requête des cofondateurs.
La SA est constituée au minimum par sept actionnaires fondateurs (il n’y a pas de maximum).
Les actionnaires sont des personnes physiques et/ou des personnes morales (voir la fiche Comment devenir actionnaire de SA ? ).
Le conseil de surveillance doit être composé de trois membres au moins et de dix-huit au plus. À l’instar des administrateurs des SA à conseil d’administration, ils doivent être titulaires d’actions dont le nombre est défini statutairement.
En outre, les membres du conseil de surveillance doivent respecter une limite d’âge fixée de manière suivante : le nombre des membres du conseil de surveillance ayant dépassé l’âge de 70 ans ne doit pas être supérieur au tiers des membres en fonction.
Les premiers membres du conseil de surveillance sont nommés par les actionnaires dans les statuts ou, si la société fait appel publiquement à l’épargne, lors de l’assemblée constitutive. Au cours de la vie sociale, les membres du conseil de surveillance sont nommés par l’assemblée générale ordinaire.
Le directoire est composé de cinq personnes physiques au plus, nommées par le Conseil de surveillance. Cependant, lorsque les actions sont admises aux négociations sur un marché réglementé, ce nombre peut être déterminé statutairement à sept.
Les membres du directoire peuvent ne pas être actionnaires de la SA.
Enfin, à défaut de disposition relative à la fixation d'une limite d'âge, les membres du directoire sont soumis à la limite légale de 65 ans.
La SA doit comprendre au moins un commissaire aux comptes titulaire. Ce nombre est porté à deux lorsque la société est astreinte à publier des comptes consolidés.
Par ailleurs, la désignation d’un ou plusieurs commissaires suppléants appelés à remplacer le ou les titulaires en cas de refus, d’empêchement, de démission ou de décès de ces derniers est obligatoire.
Les commissaires aux comptes ne doivent pas être choisis ni parmi les fondateurs de la société, apporteurs en nature, bénéficiaires d'avantages particuliers, membres du conseil de surveillance ou du directoire, ni être conjoints, parents et alliés jusqu’au quatrième degré inclusivement de ces personnes.
Ils doivent être inscrits sur une liste spéciale, affichée chaque année dans les locaux des greffes de la cour d’appel, du tribunal de grande instance et du tribunal de commerce.
Au moment de la constitution de la SA, les commissaires aux comptes sont nommés pour six exercices :
L’acceptation de ses fonctions par les commissaires aux comptes peut être tacite ou expresse. Dans ce dernier cas, elle peut résulter de leur signature apposée sur le procès-verbal de nomination ou de l’envoi d’une lettre au dirigeant de la société.
La nomination ou la cessation des fonctions des commissaires aux comptes doit faire l’objet de formalités de publicité :
En principe, le siège social d’une SA est établi dans un local commercial (bail commercial, bail de courte durée). Toutefois, il est possible de domicilier la société :
G. Activité
La SA est une société commerciale par la forme nécessitant une immatriculation au registre du commerce et des sociétés, et ce quel que soit son objet civil, commercial ou libéral.
Toutefois, certaines activités ne peuvent pas exercées sous forme de SA telle que l’exploitation d’agences de placement des artistes de spectacle.
Les statuts doivent être établis par écrit, soit sous seing privé, soit par acte authentique (acte notarié). Toutefois, lorsque le capital social est constitué, en tout ou partie, de biens soumis à publicité foncière*, la forme notariale s’impose. Cette formule est également recommandée si la SA est constituée entre époux ou entre une personne et un ou plusieurs de ses héritiers présomptifs.
* Certains actes portant sur des immeubles doivent être déposés au bureau de conservation des hypothèque afin de les rendre opposables au tiers.
D’autres mentions dites facultatives peuvent être insérées dans les statuts. Nous vous invitons donc à vous référer à des statuts types.
Doivent être annexés aux statuts :
Il faut :
Chaque page des statuts doit être paraphée par les actionnaires/fondateurs.
Les différents exemplaires doivent être signés par tous les actionnaires, soit en personne, soit par mandataire (muni d’un pouvoir spécial). Les signatures doivent être précédées de la mention "" lu et approuvé "".
Toute création de société suppose l’accomplissement d’un certain nombre de formalités parmi lesquelles la publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales, l’enregistrement des statuts, l’immatriculation au registre du commerce et l’annonce au BODACC.
Un avis de constitution de la société doit être publié dans un journal habilité à recevoir les annonces légales dans le département du siège social. L’avis de constitution doit notamment contenir les mentions suivantes :
Un original des statuts doit être enregistré dans le délai d’un mois à compter de leur signature au bureau de l’enregistrement du Service des impôts des entreprises dans le ressort duquel est situé le siège social.
Toutefois, s’il y a eu apport d’un immeuble ou d’un fonds de commerce, le bureau compétent est celui du lieu de situation de ces biens.
L’immatriculation au registre du commerce et des sociétés s’effectue par l’intermédiaire du Centre de formalités des entreprises de la Chambre de commerce et d’industrie (CFE) qui se charge de transmettre aux différents organismes concernés (greffe, Centre des impôt, URSSAF, etc.) les informations nécessaires.
Le demandeur doit donc se procurer auprès du CFE un formulaire M0 à compléter et à retourner, accompagné des pièces justificatives. Une fois le dossier déposé, le CFE lui délivre un récépissé de dossier de création d’entreprise portant la mention « En attente d’immatriculation ». Muni de ce document, le créateur peut alors accomplir, sous sa seule responsabilité, les démarches nécessaires et préalables à l’exercice de son activité.
Dès la réception du dossier, le greffe procède à l’immatriculation de la SA dans le délai d’un jour franc ouvrable. À défaut, il doit informer par écrit le demandeur des motifs qui s’opposent à l’inscription de la société.
Les frais d’immatriculation sont réglés au moment du dépôt de la demande au Centre de formalités des entreprises.
L’annonce à faire paraître au Bulletin Officiel Des Annonces Civiles et Commerciales (BODACC) incombe exclusivement au greffier lors de l’immatriculation de la société.
