Attention : la loi n° 2008-776 de modernisation de léconomie du 4 août 2008 a adapté le modèle de la SAS sur celui de la SARL. Les modalités de création et de fonctionnement de la SAS sont désormais allégées. Parmi les nouvelles mesures, on peut notamment citer la suppression de l'exigence d'un capital social minimum de 37 000 euros et la faculté d'effectuer des apports en industrie jusque-là interdits. Ces nouvelles mesures sont entrées en vigueur le 1 janvier 2009.
Depuis le 1er janvier 2009, le capital social d'une SAS est librement déterminé par les associés fondateurs dans les statuts. La loi n'exige plus aucun montant minimum. Il est composé d’apports en numéraire (argent) et/ou d’apports en nature (tout bien autre qu’une somme d’argent) réalisés par les associés lors de la constitution de la société (voir la fiche Les apports en société).
1. Précisions sur les apports en numéraire
Les actions représentant des apports en numéraire doivent, au jour de la constitution de la société, être libérées d’au moins la moitié de leur montant, sous réserve de libérer le surplus dans un délai de cinq ans à compter de l’immatriculation de la SAS au registre du commerce et des sociétés.
2. Précisions sur les apports en nature
En cas d’apports en nature au capital de l’entreprise, les associés doivent demander au président du tribunal de commerce la désignation d’un commissaire aux apports chargé d’évaluer le ou les biens apportés.
Depuis le 1er janvier 2009, les associés peuvent apporter leur industrie, c'est-à-dire leur savoir-faire et/ou leur connaissances professionnelles, à la SAS.
Bien qu'ils ne concourent pas à la formation du capital social, les apports en industrie donnent lieu à l'attribution d'actions qui ne peuvent pas être cédées car elles sont attachées à la personne qui met à disposition son savoir-faire ou ses connaissances.
Les associés doivent mentionner dans les statuts le terme au-delà duquel, après leur émission, les actions représentant des apports en industrie feront l'objet d'une évaluation par un commissaire aux apports. Cette évaluation a pour but de maintenir un équilible entre les associés.
B. Associés
La SAS peut être constituée par une ou plusieurs personnes physiques ou morales (voir la fiche Comment devenir associé d’une SAS ? ).
C. Commissaire aux comptes
Depuis le 1er janvier 2009, la désignation d'un commissaire aux comptes lors de la création de la SAS est facultative.
En revanche, une SAS est tenue de désigner au moins un commissaire aux comptes :
D. Siège social
En principe, le siège social d’une SAS est établi dans un local commercial (bail commercial, bail de courte durée). Toutefois, il est possible de domicilier la SAS :
E. Activités exercées
La SAS est une société commerciale par la forme qui implique une immatriculation au registre du commerce et des sociétés, et ce quel que soit son objet (civil, commercial ou libéral).
Les statuts de la société doivent être établis par écrit, soit sous seing privé, soit par acte authentique (acte notarié). Toutefois, lorsque le capital social est constitué, en tout ou partie, de biens soumis à publicité foncière*, la forme notariale s’impose.
1. Mentions obligatoires
3. Pièces annexées aux statuts
Doivent être annexés aux statuts :
Il faut :
Chaque page des statuts doit être paraphée par les associés/fondateurs. Les différents exemplaires doivent également être signés par tous les associés, soit en personne, soit par un mandataire muni d’un pouvoir spécial. Les signatures sont généralement précédées de la mention « Lu et approuvé ».
Toute création de société suppose l’accomplissement d’un certain nombre de formalités parmi lesquelles la publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales, l’enregistrement des statuts, l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés.
Un avis de constitution de la SAS doit être publié dans un journal habilité à recevoir des annonces légales, et doit comporter :
Les développements rédactionnels ne sont pas utiles. Les caractéristiques de la société peuvent être énoncées à la suite les unes des autres sans retour à la ligne, et des abréviations peuvent être utilisées (exemple : SAS). Cependant, il est à noter que certains journaux d’annonces légales imposent une forme de présentation particulière.
Un original des statuts doit être enregistré dans le délai d’un mois à compter de leur signature au bureau de l’enregistrement du Centre des impôts dans le ressort duquel est situé le siège social.
Toutefois, s’il y a apport d’un immeuble ou d’un fonds de commerce, le bureau compétent est celui du lieu de situations de ces biens.
Remarque : ce délai est porté à deux mois en cas d’apport de biens immobiliers.
3. Immatriculation au registre du commerce et des sociétés
L’immatriculation au registre du commerce et des sociétés s’effectue par l’intermédiaire du Centre de formalités des entreprises de la Chambre de commerce et d’industrie (CFE) qui se charge de transmettre aux différents organismes concernés (greffe, centre des impôts, URSSAF, etc.) les informations nécessaires.
Le demandeur doit donc se procurer auprès du CFE un formulaire MO à compléter et à retourner, accompagné des pièces justificatives. Une fois le dossier déposé, le CFE lui délivre un récépissé de dossier de création d’entreprise portant la mention « En attente d’immatriculation ». Muni de ce document, le créateur peut alors accomplir, sous sa seule responsabilité, les démarches nécessaires préalables à l’exercice de son activité.
Dès réception du dossier, le greffe procède à l’immatriculation de la SAS dans le délai d’un jour franc ouvrable. À défaut, il doit informer par écrit le demandeur des motifs qui s’opposent à l’inscription de la société.
Les frais d’immatriculation sont réglés au moment du dépôt de la demande au Centre de formalités des entreprises.
4. Annonce au BODACC
L’annonce à faire paraître au Bulletin Officiel Des Annonces Civiles et Commerciales (BODACC) incombe au greffier lors de l’immatriculation de la société.