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Droit social 
Aides et statut du créateur/dirigeant
Intégrer une couveuse d'entreprise grâce au CAPE
Date de mise à jour : 30/07/2008
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La couveuse d’entreprise est une structure dédiée à l’accueil des créateurs d’entreprise chargée de les accompagner, sous conditions, dans leurs démarches en leur apportant, notamment, un soutien en termes de conseils juridiques. Ce système permet au créateur de tester son projet avant de décider de s’immatriculer définitivement auprès d’un registre professionnel.
La loi du 1er août 2003 pour l’initiative économique a unifié le fonctionnement des couveuses d’entreprise en instaurant le contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE). Entré en vigueur le 21 mai 2005, ce contrat offre ainsi une base juridique aux rapports entre le créateur d’entreprise (ou porteur de projet) et la structure qui l’accueille.
Une circulaire UNEDIC n°2007-06 du 16 avril 2007 précise les modalités d’application avant et après l’immatriculation du porteur de projet.
Attention : le créateur doit être un futur entrepreneur individuel ou un futur dirigeant d’EURL ou de SASU. Pour plus d’informations sur ces différentes formes juridiques, voir le parcours guidé « Créer votre entreprise ».

I. STATUT DU PORTEUR DE PROJET AVANT L'IMMATRICULATION
A. Conclusion du contrat 

Le CAPE est un contrat écrit par lequel une entreprise ou une association s’engage à accompagner le créateur d’entreprise dans ses démarches préparatoires avant le début de son activité. 

Le CAPE porte notamment sur : 

  • les mesures d’accompagnement ;
  • les engagements respectifs des parties en distinguant d’une part les stipulations prévues au début d’une activité économique et, d’autre part, les stipulations applicables après le début de cette activité (exemple : actes préparatoires à la création d’une société) ;
  • le montant, les modalités de calcul et le mode paiement de la rétribution versée par le porteur de projet à l’entreprise ou à l’association en contrepartie de ses services ;
  • les modalités de règlement des cotisations et des contributions sociales ; 
  • le cas échéant, le versement d’une aide financière au créateur sous forme d’une rémunération ;
  • les modalités d’une rupture anticipée du contrat. 

Le CAPE est conclu pour une durée de 12 mois maximum, renouvelable deux fois. 

B. Responsabilité et obligations des parties au contrat 
1. Responsabilité à l’égard des tiers 

La société ou l’association accompagnatrice est responsable des engagements pris par le porteur à l’égard des tiers. 

2. Obligations 

Le porteur de projet s’oblige à indiquer sur les factures, les bons de commande, les documents publicitaires ou toute autre correspondance commerciale qu’il bénéficie d’un CAPE. Il doit aussi mentionner sur ces documents la dénomination sociale, le lieu du siège social et le numéro d’identification de la structure qui l’accueille, ainsi que la date de fin du CAPE. 

L’entreprise ou l’association s’engage à informer l’Urssaf et l’Assedic de la conclusion du contrat en précisant notamment sa durée. 

C. Etendue de la protection sociale 

Pendant toute la durée du CAPE et jusqu’à son immatriculation au registre du commerce et des sociétés, le créateur bénéficie d’une protection sociale prise en charge par la structure d’accueil. Que le porteur soit rémunéré ou non, cette protection comprend : 

  • la couverture sociale au titre du régime général de Sécurité sociale ; 
  • la protection en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle ; 
  • la couverture assurance chômage pendant l’exécution du CAPE. 

Si le créateur est rémunéré, il bénéficie en plus de l’ouverture de nouveaux droits à l’assurance chômage. 

Attention: le décret du 7 février 2008, modifiant le décret du 9 août 2005, a supprimé la référence au taux forfaitaire entérinant la pratique qui consistait à retenir le taux accident du travail applicable à l'entreprise. Le texte prévoit un assujetissement systématique au versement de la cotisation accident du travail. En effet, en l'absence de rémunération au sens de l'article R. 5142-3 du Code du travail, il instaure une assiette forfaitaire, au calcul de la cotisation accidents du travail, fixée par un arrêté du 18 février 2008 (assiette mensuelle de 215 euros).


D. Calcul des cotisations sociales 

Avant le début de l’activité, les cotisations sociales sont calculées sur la base de la rémunération prévue au contrat, déduction faite des frais liés à l’exercice de l’activité. 

Si le porteur de projet bénéficie de l’ACCRE, l’exonération des charges sociales s’appliquera sur les cotisations versées par la société ou l’association à compter du début de l’activité et jusqu’au terme du CAPE.

II. STATUT DU PORTEUR DE PROJET APRÈS L'IMMATRICULATION
Attention : l’immatriculation est obligatoire dès que l’activité économique débute réellement. Pour vous aider dans le choix d’une structure juridique, nous vous invitons à consulter le parcours du créateur d’entreprise.

 A. Responsabilité et obligations des parties au contrat  

1. Responsabilité

La société ou l’association et le porteur de projet sont solidairement responsables des engagements pris par le porteur à l’égard des tiers. 

2. Obligations

Le centre de formalités des entreprises (CFE) transmet une copie du CAPE aux organismes sociaux. À l’issue du terme prévu dans le contrat, le créateur devra s’affilier auprès des organismes sociaux compétents. La structure d’accueil informera ces derniers d’un éventuel renouvellement du CAPE ou de sa rupture anticipée.

B. Calcul des cotisations sociales

Après l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés, les cotisations sont calculées sur la base des recettes hors taxes perçues, déduction faite des frais liés à l’exercice de l’activité.

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