Les chômeurs créateurs ou repreneurs d'entreprise peuvent bénéficier d'une exonération temporaire et partielle des cotisations sociales dues au titre de leur activité d'entrepreneur.
Le bénéficiaire doit créer ou reprendre une entreprise industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale.
Le bénéficiaire doit exercer son activité soit à titre individuel, soit sous forme de société à condition d’en exercer le contrôle effectif.
Il y a contrôle effectif de la société dans les hypothèses énumérées ci-après :
Peuvent donc, notamment, bénéficier du dispositif : l’entrepreneur individuel, l’associé unique de l’EURL, le gérant majoritaire de la SARL, le gérant minoritaire sous certaines conditions de détention de parts sociales énumérées ci-dessus, l’associé majoritaire non gérant de la SARL pour l’exécution d’un contrat de travail dans la société.
L’aide consiste en une exonération de charges sociales pendant douze mois à compter de la date d’affiliation de l’assuré au régime de protection sociale des non-salariés ou du début de l’activité de l’entreprise s’il relève du régime de protection sociale des salariés.
L’exonération porte sur les cotisations dues au titre des assurances sociales : maladie, maternité, veuvage, retraite de base, invalidité et décès et allocations familiales, que le bénéficiaire relève du régime des travailleurs non-salariés ou du régime des salariés. Dans ce dernier cas, l’exonération concerne à la fois les charges patronales et salariales (gérant minoritaire titulaire d’un contrat de travail dans la société par exemple).
Remarque : sont exclus de l’exonération les cotisations relatives à la CSG, à la CRDS, à la retraite complémentaire, au FNAL, au risque accident du travail et maladie professionnelle, à la formation professionnelle continue et au versement transport.
L’exonération est limitée à un plafond de revenu correspondant à 120 % du Smic en vigueur au 1er janvier (soit 18 433 euros pour 2008). La partie des revenus qui dépasse ce seuil n’est pas exonérée et est soumise à cotisations sociales.
Les bénéficiaires de l’ACCRE qui exercent leur activité en entreprise individuelle sous le régime fiscal de la micro-entreprise (voir la fiche sur le régime des micro-entreprises : www.inforeg.ccip.fr/fiches/pdf/micro.pdf)peuvent bénéficier d’une prolongation de l’exonération pendant les 24 mois qui suivent la période initiale de 12 mois. La vérification de l’assujettissement au régime de la micro-entreprise doit être effectuée pour chaque période de 12 mois.
Pour bénéficier de cette prolongation, l’assuré doit adresser une demande écrite aux organismes sociaux chargés de recouvrer les cotisations, au plus tard à la date d’échéance du premier avis d’appel des cotisations suivant le 12ème mois de l’exonération initiale. Celle-ci devra être renouvelée au bout des 12 premiers mois de la prolongation.
L’ACCRE peut être cumulée, sous certaines conditions, avec l’allocation de solidarité spécifique (ASS), l’allocation temporaire d’attente (ATA), le revenu minimum d’insertion (RMI) ou de l’allocation de parent isolé (API).
Depuis le 1er décembre 2007, la demande d’ACCRE est adressée au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) compétent pour la déclaration de création ou de reprise d’entreprise.
Lorsque l’aide est accordée, l’URSSAF délivre au demandeur une attestation d’admission au bénéfice de l’aide.
Remarque : les bénéficiaires de l’EDEN (aide financière sous forme d'une avance remboursable) sont dispensés en principe d’adresser une demande d’ACCRE au CFE. Leur demande d'ACCRE est effectuée à l’occasion du dépôt de dossier de demande de l’EDEN auprès de la DDTEFP (Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle). Il est néanmoins conseillé de remplir le dossier ACCRE lors de l'immatriculation au centre de formalités des entreprises.
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